Le riz est-il coupable du réchauffement climatique ? La réponse surprend. Ce n’est pas la pire des denrées, mais certaines méthodes de culture rendent le riz particulièrement émissif en gaz à effet de serre.
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Pourquoi le riz produit-il autant de gaz à effet de serre ?
Tout tient à l’eau. Dans les rizières inondées, le sol manque d’oxygène. Des bactéries particulières s’y développent. Elles respirent autrement. Au lieu d’utiliser l’oxygène, elles transforment le CO2 en méthane.
Le méthane retient la chaleur bien plus fortement que le CO2. On estime qu’il contribue environ 25 fois plus à l’effet de serre que le CO2 sur un siècle. C’est pour cela que les rizières deviennent des sources importantes de gaz à effet de serre.
Pour mettre en perspective, selon ADEME un kilo de riz émet environ 2 kg d’équivalent CO2. C’est plus que le maïs ou les lentilles, qui sont sous 1 kg/kg. Mais ces chiffres restent loin de la viande bovine. Un kilo de viande de bœuf émet près de 28 kg d’équivalent CO2.
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Ce que cela change pour votre assiette
Vous n’avez pas besoin d’arrêter le riz du jour au lendemain. Mais quelques gestes simples réduisent l’impact. Diminuez les portions quand le riz n’est que garniture. Remplacez parfois le riz par du maïs, du millet, ou des légumineuses.
Les légumineuses sont un excellent choix. Elles émettent peu de gaz. Elles sont riches en protéines et en fibres. En plus, elles favorisent la diversité alimentaire.
Exemple pratique : pour un plat principal, remplacez 150 g de riz cuit par 100 g de riz cuit + 100 g de lentilles cuites. Vous conservez la satiété et vous coupez l’empreinte carbone.
Recette simple : bol de lentilles et légumes (pour 2 personnes)
Ingrédients :
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- 150 g de lentilles vertes sèches (ou 300 g cuites)
- 200 g de légumes variés (carotte, courgette, poivron)
- 1 oignon
- 1 gousse d’ail
- 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
- 1 cuillère à soupe de jus de citron
- Sel et poivre selon goût
- Herbes fraîches (persil ou coriandre) pour servir
Préparation :
Rincez les lentilles puis faites-les cuire 20 à 25 minutes dans de l’eau bouillante salée. Coupez les légumes en dés. Faites revenir l’oignon et l’ail émincés dans l’huile d’olive. Ajoutez les légumes et faites sauter 5 à 8 minutes. Mélangez les légumes cuits avec les lentilles égouttées. Assaisonnez avec le jus de citron, le sel, et le poivre. Servez chaud, parsemez d’herbes.
Les solutions côté culture
On peut aussi agir en amont, sur la production. Des techniques de riziculture non inondée existent. Elles réduisent la production de méthane. L’alternance eau/séchage permet de laisser de l’oxygène dans le sol. Ainsi, les bactéries anaérobies sont moins actives.
Au Japon et ailleurs, on teste l’implantation à grande échelle. Ces méthodes demandent parfois plus de matériel ou modifient la rentabilité. Mais elles économisent de l’eau et diminuent les émissions.
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Enfin, la demande mondiale de riz augmente avec la population. Certains pays, notamment en Afrique, dépendent fortement du riz. La transition agricole doit donc rester juste et adaptée aux réalités locales.
Résumé : que pouvez-vous faire dès aujourd’hui ?
- Réduisez légèrement vos portions de riz.
- Alternez avec le maïs, le millet, le quinoa ou les légumineuses.
- Privilégiez les produits locaux et les filières qui limitent l’inondation des rizières.
- Cuisinez plus souvent des plats à base de lentilles, pois chiches ou haricots.
- Informez-vous sur les labels et les pratiques agricoles de vos produits.
En changeant un peu vos habitudes, vous pouvez garder vos plats préférés et diminuer votre empreinte carbone. Le riz n’est pas un ennemi absolu. C’est surtout un signe que l’on peut agir à la fois dans nos assiettes et dans les champs.


