Les anciens plantaient toujours cela au pied de la terrasse en mai et ce n’était pas pour la déco

Les anciens plantaient toujours cela au pied de la terrasse en mai et ce n'était pas pour la déco

Vous en avez assez d’être dévoré dès que le soleil décline ? Ce que faisaient nos grands-parents au printemps n’était pas seulement décoratif. En plantant les bonnes espèces au pied de la terrasse, ils créaient une barrière naturelle qui repousse les moustiques sans produits chimiques.

Pourquoi planter ainsi dès la mi-mai

La période après les derniers gels est idéale. Le sol se réchauffe et les jeunes plants enracinent vite. Si vous plantez maintenant, ils produiront leurs arômes dès les premières chaleurs.

Ces plantes dégagent des huiles volatiles. Ces molécules brouillent le radar olfactif des insectes. Résultat : moins de piqûres autour de la table.

Les plantes à adopter (liste pratique avec quantités)

  • Citronnelle (Cymbopogon) : 1 à 2 touffes en pot de 20–30 cm. Sensation de citron frais. Placez-les près des assises.
  • Géranium odorant (géranium rosat) : 2 à 3 pots de 15 cm. Remplace la citronnelle si vous ne pouvez pas l’hiverner.
  • Basilic : 2 godets (pots de 12–15 cm). Feuilles riches en arômes épicés. À toucher pour libérer l’odeur.
  • Menthe poivrée : 1 pot de 20 cm. Puissante mais envahissante. Cultivez-la toujours en bac isolé.
  • Lavande : 2 pieds en pot de 20 cm. Floraison et parfum camphré. Elle attire aussi les pollinisateurs.
  • Romarin : 1 à 2 pots (20–25 cm). Rustique et résistant à la sécheresse. Odeur tenace qui gêne les insectes.

Comment disposer vos jardinières pour un bouclier optimal

La position compte autant que le choix botanique. Placez les pots immédiatement autour des fauteuils. Formez un demi-cercle ou un fer à cheval au niveau des assises.

Plus les plantes sont proches de la zone de repas, plus leurs effluves sont efficaces. N’oubliez pas les coins et le bas des marches.

La technique simple qui booste l’efficacité

Froissez quelques feuilles juste avant l’apéritif. Le contact libère un nuage d’huiles essentielles. L’odeur vous surprend. Les moustiques, eux, s’éloignent.

Vous pouvez aussi frotter un brin de basilic ou de menthe sur les poignées et sur les vêtements. C’est simple et immédiat.

Entretien et astuces pratiques

Choisissez des pots avec un bon drainage. Un terreau léger et drainant convient pour la lavande et le romarin. Arrosez modérément. Ces plantes craignent l’humidité stagnante au niveau des racines.

Pour la citronnelle et la menthe, un bac profond favorise un bon développement. En automne, rentrez les contenants fragiles ou placez-les en véranda.

Paillez légèrement les bacs en plein été pour garder un peu d’humidité sans créer de zones détrempées. Taillez la lavande après la floraison pour garder une forme compacte.

Les pièges à éviter

Le principal ennemi de vos efforts n’est pas le vent. C’est l’eau stagnante. Une coupelle pleine suffit pour qu’une femelle y ponde.

Videz systématiquement les dessous de pots. Retournez les arrosoirs. Vérifiez les jouets et les petits récipients. Si vous trouvez des flaques, versez du sable ou renversez-les.

Plan d’action en un week-end

  • Samedi matin : achetez les pots et les plantes selon les quantités ci-dessus.
  • Samedi après-midi : remplissez les bacs d’un terreau drainant. Plantez en formant un demi-cercle autour des sièges.
  • Dimanche : installez un paillage, arrosez légèrement et inspectez tout le pourtour pour éliminer l’eau stagnante.
  • Chaque soir : froissez une ou deux plantes avant de vous asseoir. Renouvelez l’opération si besoin.

En remettant au goût du jour ce savoir paysan, vous recréez une ambiance sereine et sans produit chimique. Alors, pourquoi attendre ? Plantez en mai et retrouvez des soirées d’été enfin paisibles.

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Auteur/autrice

  • Je suis cheffe cuisinière spécialisée en cuisine créole réunionnaise depuis plus de quinze ans. Formée en hôtellerie-restauration puis passée par plusieurs tables bistronomiques à Saint-Denis et ancien chef pâtissier au Ritz lors d’une saison parisienne, j’ai affiné mon approche des produits tropicaux. Ma spécialité est l’association des épices réunionnaises avec des techniques contemporaines pour sublimer carri, rougails et douceurs locales. Je partage ici mon expérience du terrain, mes rencontres avec producteurs et artisans de l’île et mes analyses d’actualités gourmandes pour aider chacun à mieux connaître et cuisiner la gastronomie réunionnaise.

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