Surprise dans les entrepôts fruitiers : à la fin février 2026, les stocks de pommes et de poires dépassent ceux de l’an dernier et la moyenne quinquennale, révèle une note d’Infos rapides du service statistique du ministère de l’Agriculture. Vous allez voir des chiffres qui changent la donne pour les étals et pour les producteurs.
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Ce que disent les chiffres
La note publiée par agreste le 27 mars 2026 montre une hausse sensible des réserves. Les stocks de pommes sont supérieurs de 4 % par rapport à 2025 et de 9 % par rapport à la moyenne 2021–2025.
Certaines variétés se distinguent. La granny smith voit sa commercialisation bondir de 48 %. À l’inverse, les sorties des chambres froides pour la gala et la golden reculent, respectivement de 9 % et 8 %.
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Pour les poires, la hausse est encore plus nette. Les stocks augmentent de 31 % sur un an et de 18 % par rapport à la moyenne quinquennale. Les sorties sont très dynamiques pour la comice (+85 %) alors que la angelys montre un recul marqué (-45 %).
Autre donnée clé : les prix à la production des pommes et des poires sont en baisse par rapport à 2025, mais restent légèrement au-dessus de leur moyenne sur cinq ans. En février 2026, ils reculent de 3 % par rapport à l’an passé et restent proches (+1 %) de la moyenne 2021–2025.
Qui achète nos fruits et où vont-ils ?
Les mouvements commerciaux évoluent rapidement. D’août à janvier 2026, l’Italie a fortement augmenté ses importations de pommes françaises (+68 %). L’Espagne suit avec une hausse de 31 %.
À l’inverse, la France perd du terrain en Belgique et en Allemagne. Les ventes vers ces deux pays chutent respectivement de 47 % et de 21 %.
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Les ventes vers les pays tiers progressent aussi. Entre juillet 2025 et janvier 2026, les exportations de pommes vers les pays tiers augmentent de 14 % sur un an. Pour les poires, les exportations sur la même période grimpent de 22 % par rapport à 2024 et de 18 % par rapport à la moyenne 2021–2025.
Quelques destinations se distinguent pour les poires : forte hausse vers les Pays-Bas (+69 %) et repli vers l’Espagne (-17 %). Les ventes vers les pays tiers pour les poires explosent de 42 % sur un an.
Quelles conséquences pour vous — consommateurs et acteurs du marché ?
Si vous faites vos courses, attendez-vous à voir davantage de fruits disponibles. Plus d’offres peuvent signifier plus de promotions ou une meilleure diversité de variétés en rayon.
Pour les producteurs, la situation est plus contrastée. Une augmentation des stocks exerce une pression à la baisse sur les prix à court terme. Mais ces prix restent supérieurs à la moyenne quinquennale, ce qui tempère un peu l’impact.
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La dynamique varie selon la variété. La granny smith et la comice sont en forte demande ou en forte commercialisation. D’autres variétés, comme la angelys, connaissent un recul. Cela influence les décisions de stockage et de vente.
Points à surveiller dans les semaines qui viennent
- La fin de la campagne de la comice : surveillez si les sorties continuent à être élevées.
- L’évolution des prix à la production si les stocks restent élevés. Une baisse prolongée pourrait toucher les revenus des producteurs.
- Les marchés d’exportation : l’Italie et l’Espagne sont plus demandeuses, alors que la Belgique et l’Allemagne achètent moins.
- Les décisions de stockage en chambre froide : elles vont déterminer l’offre disponible dans les mois à venir.
En bref, la situation est claire : davantage de pommes et de poires dans les frigos fin février 2026, des tensions variables selon les variétés, et des échanges internationaux qui se redessinent. Restez attentif aux promotions au supermarché et aux communiqués d’agreste pour suivre l’évolution !


